Le monde du cheval gagnerait beaucoup à être davantage structuré sur le plan financier

 

GRANDPRIX : Présente sur le marché depuis une quinzaine d’années, SLLfinance propose gestion de fortune, family-office et corporate-finance. En quoi le secteur équestre est-il concerné ?

Sébastien Le Louarn, de SLLfinance : La gestion de fortune, aussi appelée gestion de patrimoine, concerne l’organisation du patrimoine d’une famille ou d’une entreprise, son développement, ainsi que sa transmission. Historiquement, les grandes structures équestres – que ce soit dans les courses, dans les haras d’élevage, les centres équestres, les structures de sport, etc. – sont détenues par des familles et transmises de génération en génération. Le monde du cheval est un secteur que je connais bien (Sébastien est également cavalier de niveau CSI3* et à la tête d’une équipe sur le circuit du Grand National, ndlr), et je note qu’il rencontre des difficultés ; il gagnerait beaucoup à être davantage structuré sur le plan financier

GRANDPRIX : Pourquoi le monde équestre est-il encore trop loin du monde des finances ?

Sébastien Le Louarn, de SLLfinance : Le monde du cheval est fortement marqué par son statut agricole et bénéficie peu des systèmes de financement des entreprises classiques. Achat d’un cheval de haut niveau, achat d’une structure, organisation d’un concours… Ces investissements sont impératifs pour le développement d’une exploitation et les montants mobilisés peuvent être importants. C’est là que la gestion de patrimoine entre en jeu : elle apporte sa valeur ajoutée en structurant une entreprise, en organisant juridiquement plus efficacement les opérations d’acquisition ou de cession d’une entreprise ou encore en aidant à réaliser le projet via des investisseurs privés (ces derniers étant très souvent la clientèle de SLLfinance, ndlr).

GRANDPRIX : Le monde du cheval est-il attractif pour les fonds d’investissement privés ?

Sébastien Le Louarn, de SLLfinance : Encore trop souvent, les professionnels du secteur équestre doivent compter sur leurs fonds propres ou ceux d’une banque pour financer leur entreprise. La création d’une société d’investissement pour une structure équestre, c’est l’avenir ! C’est courant dans le monde des courses, et on commence à le voir au niveau du jumping de haut niveau. L’achat d’un cheval représente sans doute l’investissement le plus risqué, mais le financement peut aussi porter sur la création d’infrastructures (site d’élevage, aire de compétition, etc.) ou bien sur les secteurs annexes (selleries, équipementiers, véhicules de transport, médias, etc.).
En termes de fiscalité, investir dans le secteur équin comporte des avantages et est un atout de diversification de portefeuille. Dans le cas d’un achat de cheval, par exemple, il faut néanmoins être très pointu sur les exigences du projet commun : est-ce un achat pour une revente, est-ce un cheval reproducteur, qui va gérer sa carrière ? Etc. Avec SLLfinance, il est possible de faire le lien entre les investisseurs et les porteurs de projet. Le cheval attire et il a un gros potentiel !

Source : Grand Prix

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